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Génétique : vers un séquençage à très haut débit pour tous ?

Le séquençage à très haut débit du génome humain constitue un espoir dans la médecine de demain, tant en matière de prévention que de thérapie. Capable de décrypter votre ADN, cette technique à la pointe de l’innovation demande de l’investissement. Raison pour laquelle le ministère en charge de la santé a lancé un appel à projets auprès des établissements de santé et des industriels.

Génétique : vers un séquençage à très haut débit pour tous ?

Le 22 juin 2016, Marisol Touraine rendait publique le plan « Médecine France génomique 2025 ». Ce dernier traduit une priorité : ouvrir 12 plateformes de séquençage haut débit du génome dans les 5 années à venir. Une technique permettant de décrypter l’ADN contenu dans nos gènes pour prédire notre risque de développer une maladie chronique comme le diabète, l’obésité, les maladies cardiovasculaires. Mais aussi le cancer et les affections neurodégénératives comme la maladie d’Alzheimer. Cette approche permet également d’affiner le profil génétique des patients pour favoriser un diagnostic précoce et adapter les traitements.

Des soins sur mesure ?

Principal enjeu de ce plan : miser sur la médecine personnalisée. Pour que demain les soins soient adaptés à chacun, « nous avons besoin de connaître aujourd’hui le génome des individus », souligne la ministre en charge de la santé.

Pour y parvenir, Marisol Touraine fait appel aux ressources des professionnels de santé et des industriels. Un appel à projets est donc lancé afin de financer les deux premières plateformes génomiques. La date butoir est fixée à juin 2017. Les projets feront ensuite l’objet d’une sélection par un comité scientifique international, puis d’une évaluation « en matière de bénéfice clinique apporté aux patients et d’efficience pour l’offre de soins ».

Plongée dans une immense base de données

A terme, l’idée est de créer un maillage national de cette méthode de séquençage. Mais pour ce faire, des milliers de données numériques sont nécessaires. De quoi soulever la question de l’intrusion dans la vie privée.

Ainsi, en janvier 2016, le Comité national consultatif d’éthique (CCNE) s’est exprimé sur l’accès public à ces bases de données. « Identifier une mutation ou une anomalie du génome (…) à l’origine d’une maladie est un premier pas scientifiquement et médicalement nécessaire (…) », assuraient les experts. « Elle permet également d’entrevoir, à moyen ou à long terme, des possibilités de soin, voire de guérison des maladies d’origine génétique ou des handicaps diagnostiqués ». Mais la manipulation de ces données humaines associée aux immenses progrès scientifiques nécessite une extrême précaution. Le CCNE propose donc « une réflexion en amont sur les conditions pour un système de régulation efficace et respectueux des personnes ».

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